"Rien ne permet de penser que le trader a bénéficié de complicités" (SocGen)

27/01/2008 17:49
Le patron de la division de banque de financement et d'investissement (BFI) de la Société Générale, Jean-Pierre Mustier, a réaffirmé dimanche que "rien à ce stade ne permet de penser" que le trader mis en cause par la banque a "bénéficié de complicités tant internes qu'externes".
"Je ne peux pas vous assurer à 100% qu'il n'a pas eu de complicités, mais à ce stade rien ne permet de penser qu'il a bénéficié de complicités tant internes qu'externes", a-t-il dit, se fondant sur les vérifications effectuées par la banque suite à la découverte de la fraude.
"Lorsque nous avons débouclé (vendu, ndlr) ces positions, nous avons laissé un seul trader, de manière très confidentielle, pour pouvoir vendre (...) ces positions en trois jours", a-t-il indiqué lors d'une conférence téléphonique.
"Le fait que nous ayons pu faire déboucler ces positions par un seul trader n'est pas une preuve, bien entendu, mais montre qu'une seule personne peut opérer et prendre de telles positions", a-t-il relevé.
"Donc, la taille de la position", de l'ordre de 50 milliards d'euros selon la banque, "n'est pas une raison pour penser qu'il ait eu des complicités", a conclu M. Mustier.
Le trader mis en cause exerçait des activités d'arbitrage, qui consistent à jouer sur les écarts de valeur entre deux portefeuilles.
Comme ces écarts sont souvent "faibles" et "temporaires", ces activités supposent que les opérations réalisées soient "très nombreuses" et puissent "porter sur des nominaux (montants, ndlr) importants", a expliqué la banque dans un communiqué pour justifier la taille de la position initiale, qui a paru à certains observateurs de la finance anormalement élevée.
Par ailleurs, interrogé sur l'efficacité du système de contrôle de la banque, Jean-Pierre Mustier a répondu: "nos systèmes de contrôle fonctionnent", tout en reconnaissant que le fait qu'ils aient été contournés prouvait qu'ils pouvaient être "améliorés".
"Nous avons mis en place cette semaine des procédures de contrôle spécifiques afin de rendre inopérante" toute tentative de les déjouer, a-t-il précisé, avant d'ajouter que ces nouvelles procédures avaient été "communiquées aux régulateurs, avec leur calendrier".
A l'avenir, la banque entend affecter plus de "moyens humains" aux contrôles et s'appuyer sur des experts en technique de fraude, a-t-il encore dit.

(© 2008 AFP Finance)
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