UMICORE 27.080 € (+1,69 %)     AGEAS 45.200 € (+0,60 %)     BARCO 162.200 € (+0,62 %)     IBA 15.190 € (-1,17 %)     ACACIA PHARMA 1.600 € (-1,23 %)     GBL 83.760 € (+1,28 %)     KBC 60.640 € (+1,64 %)     SOLVAY 85.880 € (+0,99 %)     BPOST 8.886 € (+1,95 %)     ACKERMANS V.HAAREN 136.700 € (+1,48 %)     UCB 68.820 € (-0,20 %)     AB INBEV 73.930 € (+0,31 %)     PROXIMUS 25.320 € (+1,28 %)     COLRUYT 65.900 € (+0,70 %)     ROULARTA 14.100 € (+0,71 %)     QRF 14.000 € (+1,45 %)     RETAIL ESTATES 83.300 € (+0,24 %)     BEKAERT 21.460 € (+2,29 %)     TELENET GROUP 47.180 € (+0,55 %)     CIE BOIS SAUVAGE 370.000 € (+0,27 %)     NYRSTAR 0.219 € (+2,63 %)     IMMOBEL 59.400 € (+0,34 %)     MELEXIS 63.200 € (+1,61 %)     PICANOL 68.000 € (-1,16 %)     D'IETEREN 39.150 € (+0,13 %)     TESSENDERLO 29.500 € (+0,51 %)     EURONAV 8.205 € (-2,21 %)     QUESTFOR GR-PRICAF 5.640 € (-2,42 %)     CFE 82.900 € (+1,97 %)     EXMAR 5.740 € (-1,88 %)     HOME INVEST BE. 97.000 € (0,00 %)     MDXHEALTH 1.270 € (-4,51 %)     CELYAD 18.000 € (+1,69 %)     ONTEX GROUP 15.150 € (+0,87 %)     OXURION 3.800 € (+0,26 %)     RECTICEL 8.070 € (+0,62 %)     SOFINA 174.800 € (+0,58 %)     KBC ANCORA 43.340 € (+1,07 %)     SIOEN 24.150 € (+1,05 %)     MITHRA 24.800 € (+0,81 %)     AEDIFICA 81.600 € (+0,49 %)     ARGENX SE 118.300 € (+2,07 %)     BEFIMMO 50.600 € (-0,20 %)     GREENYARD 3.310 € (-2,07 %)     ASIT 1.330 € (+0,15 %)     TUBIZE-FIN 60.700 € (0,00 %)     LOTUS BAKERIES 2 260.000 € (-1,31 %)     ORANGE BELGIUM 17.580 € (+2,21 %)     SIPEF 47.000 € (+2,17 %)     BREDERODE 61.000 € (+0,33 %)     KINEPOLIS GROUP 50.800 € (+0,59 %)     SOLVAC NOM(RETAIL) 117.000 € (0,00 %)     FAGRON 17.860 € (-1,65 %)     VGP 74.000 € (+0,82 %)     BIOCARTIS 11.600 € (+0,35 %)     XIOR 44.350 € (+0,23 %)     MONTEA C.V.A. 77.700 € (+0,13 %)     GIMV 52.900 € (-0,38 %)     ECONOCOM GROUP 3.152 € (+0,77 %)     WDP 139.400 € (+0,72 %)  
   NN GROUP 35.990 € (+1,07 %)     TOMTOM 8.270 € (+5,22 %)     ASR NEDERLAND 34.970 € (+0,78 %)     ABN AMRO Group 19.145 € (+1,56 %)     GALAPAGOS 106.050 € (+0,62 %)     ENGIE 12.655 € (+0,84 %)     AMG 23.000 € (+0,48 %)     WORLDLINE 51.500 € (+2,79 %)     CARMILA 15.740 € (-0,51 %)     ADYEN 725.800 € (+2,49 %)     VEOLIA ENVIRON. 20.310 € (+1,10 %)     AEGON 4.212 € (+2,63 %)     ARCELORMITTAL SA 14.146 € (+0,97 %)     ROYAL DUTCH SHELLA 28.250 € (+0,68 %)     HERMES INTL 604.400 € (-0,10 %)     VIVENDI 23.920 € (+1,48 %)     SCOR SE 36.450 € (+1,62 %)     PHARNEXT 13.800 € (+1,10 %)     TECHNIPFMC 19.890 € (+1,22 %)     ASML HOLDING 171.360 € (+0,59 %)     HEIJMANS 8.740 € (+1,27 %)     EUROPCAR MOBILITY 6.245 € (-0,40 %)     SANOFI 75.390 € (+0,65 %)     ESSILORLUXOTTICA 106.500 € (+0,57 %)     SIGNIFY NV 24.530 € (+1,24 %)     KERING 492.500 € (+0,26 %)     SAINT GOBAIN 33.365 € (+0,72 %)     LEGRAND 61.520 € (+0,56 %)     BE Semiconductor 21.060 € (+1,35 %)     ALTICE EUROPE N.V. 2.692 € (+1,78 %)     RENAULT 50.360 € (+0,78 %)     STMICROELECTRONICS 13.755 € (+0,18 %)     SPIE 16.490 € (+1,66 %)     OCI 23.690 € (+2,33 %)     SES 14.065 € (-1,47 %)     APERAM 21.800 € (+2,88 %)     SCHNEIDER ELECTRIC 73.060 € (+1,61 %)     ICADE 75.450 € (+1,00 %)     REXEL 10.420 € (+0,10 %)     UNIBAIL-RODAMCO-WE 137.950 € (+1,73 %)     AIRBUS 116.360 € (+1,29 %)     AALBERTS NV 30.450 € (+1,16 %)     UNILEVER DR 54.610 € (+0,96 %)     LVMH 336.050 € (+0,61 %)     DSM KON 100.650 € (+0,77 %)     RANDSTAD NV 47.600 € (+2,10 %)     AIR LIQUIDE 113.550 € (+0,93 %)     PLASTIC OMNIUM 21.450 € (+1,61 %)     DASSAULT SYSTEMES 137.150 € (+0,04 %)     NOKIA 4.475 € (+1,29 %)     TAKEAWAY 76.900 € (+2,12 %)     ALD 13.520 € (+2,27 %)     VALEO 26.090 € (+1,12 %)     UBISOFT ENTERTAIN 71.320 € (+1,86 %)     VALLOUREC 2.191 € (-0,14 %)     FAURECIA 36.030 € (+1,78 %)     DANONE 71.360 € (+0,79 %)     ILIAD 105.400 € (+3,13 %)     AMUNDI 57.700 € (+1,50 %)     BNP PARIBAS ACT.A 44.015 € (+0,84 %)  

Turquie : la livre s'écroule, Erdogan dénonce une "guerre économique"

10/08/2018 13:09
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté vendredi ses concitoyens à changer leurs devises étrangères pour soutenir la livre turque dont la chute s'est accentuée à la suite de son appel à la "lutte nationale" contre la "guerre économique" déclarée selon lui à la Turquie.
"Si vous avez des dollars, des euros ou de l'or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques. C'est une lutte nationale", a lancé M. Erdogan dans un discours à Bayburt (nord-est).
Pendant son intervention, la livre turque a franchi le seuil de six pour un dollar au-delà duquel elle semblait désormais ancrée. Elle s'échangeait à 10H30 GMT à environ 6,1 pour un billet vert, enregistrant une baisse de près de 10% sur la journée.
La devise turque, dont la valeur a fondu de près de 40% face au dollar et à l'euro depuis le début de l'année, souffre en raison de la grave crise diplomatique entre Ankara et Washington et de la défiance croissante des marchés envers l'équipe économique de M. Erdogan.
La monnaie turque avait déjà cédé plus de 5% face à la devise américaine jeudi, au lendemain de discussions infructueuses entre des diplomates américains et turcs de haut rang en vue d'apaiser les différends entre leurs deux pays qui ont imposé la semaine dernière des sanctions réciproques à des responsables gouvernementaux.
Outre ces tensions, les marchés s'inquiètent des orientations de la politique économique du président Erdogan, la banque centrale turque rechignant à relever ses taux pour contrer une inflation qui a pourtant atteint près de 16% en juillet en rythme annuel.
La chute de la livre vendredi "montre que les investisseurs sont de plus en plus inquiets de l'imminence d'une crise monétaire totale", souligne dans une note David Cheetham, analyste chez XTB.
- "Lobby des taux d'intérêt" -
Face à cette situation, le président Erdogan a pointé vendredi un doigt accusateur en direction d'un mystérieux "lobby des taux d'intérêt" dont il n'a pas défini les contours.
"S'ils ont des dollars, nous, nous avons notre peuple, nous avons le droit et nous avons Allah !", avait-il lancé dans un précédent discours, dans la nuit de jeudi à vendredi, des déclarations qui ont renforcé l'inquiétude des marchés.
Cette préoccupation a dépassé les frontières turques vendredi avec la parution d'un article du Financial Times selon lequel la Banque centrale européenne s'inquiète d'une éventuelle contagion de cette crise monétaire à certaines banques européennes très présentes en Turquie.
Des Allemandes Deutsche Bank et Commerzbank aux Italiennes UniCredit et Intesa Sanpaolo, en passant par l'Espagnole Santander, les actions de grandes banques européennes évoluaient dans le rouge vendredi dans la matinée, pénalisées par la crise de la livre turque.
"Les investisseurs voyaient la crise monétaire en Turquie comme un problème local. Cependant, il semble que la rapidité de la chute (de la livre) renforce les inquiétudes d'une possible exposition de banques européennes au système bancaire turc", souligne Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.
- Crise de confiance -
Visiblement soucieux d'envoyer des signaux positifs aux marchés, le nouveau ministre des Finances Berat Albayrak, qui est également le gendre du président Erdogan, a insisté sur l'"importance" selon lui de l'"indépendance de la banque centrale" turque.
Depuis sa nomination à ce poste après la réélection de M. Erdogan en juin, M. Albayrak s'est efforcé sans succès d'apaiser les marchés qui voient d'un mauvais oeil la mainmise croissante sur les affaires économiques du président dont les positions peu orthodoxes inquiètent.
M. Erdogan, qui s'est octroyé l'ensemble des pouvoirs exécutifs aux termes d'une révision constitutionnelle controversée et nomme ainsi directement le gouverneur de la banque centrale, est ainsi un "ennemi" autoproclamé des taux d'intérêt.
Or de nombreux économistes appellent de leurs voeux une hausse des taux d'intérêt de la banque centrale afin d'enrayer l'inflation, un levier traditionnellement utilisé dans le monde pour maîtriser la hausse des prix et soutenir la monnaie nationale.
L'agonie de la livre turque cette semaine n'a quasiment pas été traitée par les principales chaînes de télévision et les journaux à grand tirage, pour la plupart contrôlés par le pouvoir.

(© 2018 AFP Finance)
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