ORANGE BELGIUM 17.520 € (+1,86 %)     MELEXIS 63.250 € (+1,69 %)     KBC 60.520 € (+1,44 %)     AB INBEV 73.740 € (+0,05 %)     INTERVEST OFF-WARE 24.550 € (+1,45 %)     AGEAS 45.220 € (+0,65 %)     SOLVAY 85.920 € (+1,03 %)     UCB 68.800 € (-0,23 %)     ARGENX SE 117.800 € (+1,64 %)     TELENET GROUP 47.160 € (+0,51 %)     UMICORE 26.970 € (+1,28 %)     KBC ANCORA 43.260 € (+0,89 %)     GBL 83.760 € (+1,28 %)     ACKERMANS V.HAAREN 136.700 € (+1,48 %)     CFE 82.700 € (+1,72 %)     BPOST 8.834 € (+1,35 %)     VGP 73.800 € (+0,54 %)     ECONOCOM GROUP 3.162 € (+1,09 %)     AEDIFICA 81.500 € (+0,37 %)     CARE PROPERTY INV. 22.800 € (-0,44 %)     COLRUYT 65.760 € (+0,49 %)     RECTICEL 8.020 € (0,00 %)     SHURGARD 30.100 € (+1,35 %)     EURONAV 8.170 € (-2,62 %)     PROXIMUS 25.320 € (+1,28 %)     BARCO 162.200 € (+0,62 %)     MONTEA C.V.A. 77.800 € (+0,26 %)     CRESCENT 0.051 € (+0,39 %)     EXMAR 5.710 € (-2,39 %)     MITHRA 24.620 € (+0,08 %)     FAGRON 17.880 € (-1,54 %)     MDXHEALTH 1.270 € (-4,51 %)     DECEUNINCK 2.140 € (0,00 %)     SMARTPHOTO GROUP 13.600 € (-2,86 %)     RETAIL ESTATES 83.300 € (+0,24 %)     GIMV 52.900 € (-0,38 %)     ELIA 63.000 € (+0,80 %)     ONTEX GROUP 15.200 € (+1,20 %)     CIE BOIS SAUVAGE 365.000 € (-1,08 %)     XIOR 44.400 € (+0,34 %)     SOFINA 175.000 € (+0,69 %)     ENI 14.808 € (-1,78 %)     PAYTON PLANAR 5.950 € (-0,83 %)     SIOEN 24.100 € (+0,84 %)     CAMPINE 29.000 € (-3,33 %)     IMMO MOURY 50.000 € (-0,99 %)     MIKO 115.000 € (0,00 %)     MOURY CONSTRUCT 155.000 € (-1,27 %)     QRF 13.900 € (+0,72 %)     BIOCARTIS 11.600 € (+0,35 %)     WERELDHAVE BELGIUM 81.200 € (+0,25 %)     CELYAD 17.820 € (+0,68 %)     IBA 15.090 € (-1,82 %)     WDP 139.800 € (+1,01 %)     BEKAERT 21.560 € (+2,76 %)     OXURION 3.770 € (-0,53 %)     BONE THERAPEUTICS 3.840 € (+1,05 %)     COFINIMMO 113.800 € (+0,18 %)     RESILUX 140.000 € (0,00 %)     SIPEF 47.000 € (+2,17 %)  
   AEGON 4.217 € (+2,75 %)     ARCELORMITTAL SA 14.210 € (+1,43 %)     BE Semiconductor 21.000 € (+1,06 %)     TOMTOM 8.330 € (+5,98 %)     MICHELIN 105.000 € (+1,40 %)     SODEXO 102.050 € (+0,05 %)     PHILIPS KON 36.130 € (+0,96 %)     CARREFOUR 16.915 € (+0,33 %)     AXA 22.315 € (+0,72 %)     DANONE 71.320 € (+0,73 %)     TOTAL 47.820 € (+0,91 %)     ILIAD 104.800 € (+2,54 %)     ENGIE 12.655 € (+0,84 %)     SANOFI 75.330 € (+0,57 %)     GTT 79.150 € (+0,13 %)     KERING 490.450 € (-0,15 %)     ROTHSCHILD & CO 27.950 € (+0,90 %)     BNP PARIBAS ACT.A 44.110 € (+1,05 %)     ROYAL DUTCH SHELLA 28.225 € (+0,59 %)     SOCIETE GENERALE 24.855 € (+1,04 %)     VINCI 89.820 € (+1,58 %)     PEUGEOT 20.640 € (+0,73 %)     ACCOR 34.040 € (-0,35 %)     PHARMING GROUP 0.774 € (+1,92 %)     SAFRAN 121.500 € (+1,80 %)     IPSEN 111.500 € (+0,27 %)     LVMH 335.750 € (+0,52 %)     VEOLIA ENVIRON. 20.300 € (+1,05 %)     RANDSTAD NV 47.560 € (+2,02 %)     SAINT GOBAIN 33.465 € (+1,03 %)     DBV TECHNOLOGIES 16.600 € (+0,85 %)     WENDEL 114.900 € (+1,14 %)     BIC 75.100 € (+1,21 %)     UBISOFT ENTERTAIN 71.440 € (+2,03 %)     THALES 99.380 € (+0,22 %)     RUBIS 46.340 € (+0,43 %)     COFACE 8.575 € (+2,33 %)     UNIBAIL-RODAMCO-WE 137.650 € (+1,51 %)     AIRBUS 116.440 € (+1,36 %)     SARTORIUS STED BIO 124.900 € (-0,87 %)     DASSAULT SYSTEMES 136.600 € (-0,36 %)     ESSILORLUXOTTICA 106.300 € (+0,38 %)     AIR FRANCE -KLM 7.954 € (-0,15 %)     VALEO 26.050 € (+0,97 %)     CAPGEMINI 103.450 € (+0,78 %)     COVIVIO 93.350 € (+1,41 %)     AKZO NOBEL 76.480 € (+0,24 %)     HERMES INTL 603.600 € (-0,23 %)     ALTICE EUROPE N.V. 2.688 € (+1,63 %)     PUBLICIS GROUPE SA 49.820 € (+0,34 %)     RENAULT 50.270 € (+0,60 %)     ING GROEP N.V. 9.805 € (+1,09 %)     APERAM 21.960 € (+3,63 %)     L'OREAL 242.700 € (+0,25 %)     SCHNEIDER ELECTRIC 73.240 € (+1,86 %)     WORLDLINE 51.750 € (+3,29 %)     CGG 1.448 € (-0,07 %)     CREDIT AGRICOLE 10.230 € (+2,45 %)     ATOS 72.220 € (+2,32 %)     HEINEKEN 97.120 € (+0,52 %)  

Une alliance difficile : six points de discorde entre Ankara et Washington

10/08/2018 15:26
Les tensions entre Washington et Ankara ont franchi un nouveau palier vendredi avec l'annonce par le président américain Donald Trump d'une forte augmentation des droits de douane sur l'acier et l'aluminium importés de Turquie aux Etats-Unis.
La livre turque, en chute libre depuis le début de l'année, a perdu le même jour jusqu'à 24% de sa valeur face au dollar part rapport à jeudi à 21H00 GMT.
Cet épisode fait suite à deux années de relations tendues entre ces deux pays alliés au sein de l'Otan.
Voici les principaux sujets qui les divisent :
- Fethullah Gülen -
La présence aux Etats-Unis depuis 1999 du prédicateur turc Fethullah Gülen est probablement le principal objet de la colère d'Ankara.
La Turquie accuse en effet cet ancien allié du président Recep Tayyip Erdogan d'avoir fomenté le putsch manqué du 15 juillet 2016 et traque depuis sans relâche ses partisans.
Ankara a demandé à plusieurs reprises l'extradition de M. Gülen, qui dément toute implication dans le coup d'Etat avorté.
Mais à ce jour, ces demandes sont restées lettre morte. "La question est +y a-t-il des preuves suffisamment claires de l'implication personnelle de Fethullah Gülen ?+", a dit fin juillet un haut responsable américain.
- Américains détenus en Turquie -
La détention pendant un an et demi, suivie du placement en résidence surveillée la semaine dernière, d'un pasteur américain, Andrew Brunson, a été l'affaire qui a fait éclater la crise actuelle entre Ankara et Washington.
M. Brunson, qui dirigeait une église protestante à Izmir, une ville turque sur la mer Egée, est accusé d'espionnage et d'avoir agi pour le compte du réseau de Fethullah Gülen, mais aussi pour le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ces deux organisations sont considérées comme terroristes par la Turquie.
C'est en appelant à sa libération immédiate que Washington a menacé la Turquie de sanctions, avant de mettre cette menace à exécution dès le 1er août.
Outre M. Brunson, deux employés locaux des missions américaines en Turquie sont en détention et un autre en résidence surveillée.
- Le procès Halkbank -
En mai, Mehmet Hakan Atilla, l'ex-directeur général adjoint de la banque publique turque Halkbank, a été condamné par un tribunal américain à 32 mois d'emprisonnement pour fraude bancaire et conspiration dans une affaire qui porte sur des milliards de dollars.
Il a fait appel et Ankara a vivement protesté après sa condamnation.
En outre, une amende colossale pourrait être infligée à Halkbank, une perspective qui inquiète le pouvoir turc.
Un homme d'affaires turco-iranien, Reza Zarrab, est au coeur de cette affaire explosive. Au cours du procès, il a impliqué le président Erdogan et des ministres du gouvernement turc.
Ankara a qualifié ce procès de "complot" manigancé par Fethullah Gülen.
- Les milices kurdes en Syrie -
La Turquie ne cesse de reprocher aux Etats-Unis le soutien apporté en Syrie aux Unités de protection du peuple kurde (YPG) pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI).
Ankara voit en effet dans cette milice une émanation du PKK, classé "terroriste" par la Turquie mais aussi les Etats-Unis.
Après une première offensive en 2016 ayant visé les combattants kurdes et les jihadistes, la Turquie a déclenché cette année une opération pour déloger les YPG de l'enclave syrienne d'Afrine.
Elle a menacé d'étendre cette offensive vers Minbej où sont basés des soldats américains. Mais Ankara et Washington se sont accordés sur une "feuille de route" prévoyant le retrait des YPG de Minbej et l'instauration de patrouilles communes.
La Turquie a assuré en début de semaine que cet accord ne serait pas affecté par les tensions actuelles.
"Je ne vois pas comment (cette feuille de route) pourrait fonctionner avec les sanctions imposées à la Turquie", estime toutefois Asli Aydintasbas, une chercheuse à l'European Council on Foreign Relations.
- Le rapprochement entre Ankara et Moscou -
Ankara et Moscou coopèrent étroitement sur le dossier syrien, mais le principal sujet d'inquiétude pour Washington est l'accord conclu en vue de l'achat par la Turquie de systèmes de défense antiaérienne russe S-400, incompatibles avec les systèmes de défense de l'Otan.
Le Congrès américain a voté début août un budget interdisant au Pentagone de remettre à la Turquie le moindre avion de combat F-35 tant qu'Ankara ne se serait pas engagé à ne pas finaliser ses négociations sur l'achat de S-400.
- La base d'Incirlik -
Dès le début de la crise avec les Etats-Unis, début août, des éditorialistes proches d'Ankara ont appelé à "fermer" la base aérienne d'Incirlik, située dans le sud de la Turquie et utilisée par les Etats-Unis pour frapper les jihadistes en Syrie.
Plusieurs engins nucléaires sont notamment déployés sur cette base turque qui a été ouverte il y a plus d'un demi-siècle et qui est également utilisée par l'Otan.
Les Britanniques y ont des avions de chasse et les Allemands, qui y étaient aussi présents, en ont retiré leurs appareils et leurs hommes l'an dernier après une dégradation des relations entre Berlin et Ankara.

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